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La révolutionnaire Claire Lacombe est décédée en 1826.
Il y a quelques jours, j’ai publié un article enquêtant sur le devenir de Claire Lacombe après 1798 : Que devient la Citoyenne Républicaine Révolutionnaire Claire Lacombe après la Révolution ? Il se concluait avec une piste d’un décès d’une dénommée Claire Lacombe à La Salpêtrière en 1826. Je soupçonnais fortement que ce soit notre Citoyenne Républicaine Révolutionnaire et j’avais donc adressé un mail aux Archives de l’AP-HP. Je les remercie vivement pour leur promptitude et leur amabilité. Les registres des entrées de l’hospice de la Salpêtrière (cote SLP/1/Q/2/141), et ceux des décès du même hospice (cote SLP/3/Q/2/37) font bien mention d’une dénommée Claire Lacombe. Voici respectivement les extraits de ces…
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Que devient la Citoyenne Républicaine Révolutionnaire Claire Lacombe après la Révolution ?
La Citoyenne Républicaine Révolutionnaire Claire Lacombe est une figure révolutionnaire féminine française qui survécut à la Révolution. Mais sa trace disparaît à Paris en 1798. Peut-on toutefois en apprendre plus la concernant après cette date ? Cet article après avoir rappelé succinctement ses faits révolutionnaires va tenter d’apporter quelques réponses. La Révolutionnaire 1792 Au printemps 1792, Claire Lacombe, comédienne de province aux idées révolutionnaires, arrive de Toulon à Paris.[1] Elle habite alors dans un petit appartement avec une certaine Justine Thibault, à l’hôtel de Bretagne 43 rue Croix-des-Petits-Champs.[2] Le 25 juillet 1792, « coiffée d’une guirlande de rose » et « d’un ton à la fois modeste & décidé » [3] en tant qu’artiste sans…
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Quelques traces de brigands Vendéens dans les registres de décès de Nantes en l’an 2.
Lors de certaines recherches historiques, l’état civil est une source à ne pas sous-estimer ; notamment lorsque ces recherches concernent des évènements extraordinaires impactant la population locale,. Toutefois, quelquefois l’absence d’actes peut interpeller. Comme celui de Vendéens durant les troubles de l’Ouest. Prenons l’exemple des registres de décès dans l’’état civil de Nantes vers nivôse an 2. Registres qui furent, précisons-le, consultés de manière indicative et non exhaustive. Mise en contexte historique Cette période est choisie car elle correspond à la fin tragique de la virée de Galerne lors des sanglantes batailles de Nort-sur-Erdre et de Savenay confrontant les restes de l’armée Catholique et Royale avec les troupes Républicaines. Une partie…
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Glanes historiques : naissance du fils de Théophile Leclerc et de Pauline Léon
Dans l’état civil reconstitué de Paris, de petites merveilles s’y cachent ! Ainsi cet acte de naissance en date du 29 fructidor an III de Pierre Leclerc né le 27 (13 septembre 1795) « rue du fossé Montmartre, passage des vignes n° 7 . » En effet, il est fils des révolutionnaires Jean Théophile Victoire Leclerc alors indiqué comme « négociant » et Anne Pauline Léon. Parmi les témoins, Anne Leclerc institutrice passage des Vignes, est la sœur ainée de Théophile, elle était née à Montbrison le 4 octobre 1764 et décède en tant que Jeanne Anne Leclerc aînée toujours à Montbrison le 10 avril 1835. Notons qu’en 1804, Pauline Léon, lorsqu’elle demande la libération…
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L’imprimeur Théodore Lamberté (1ere Partie)
De la Société populaire de Melun à La Nouvelle-Orléans, que sait-on de la vie de Théodore Lamberté l’imprimeur des babouvistes ? Dans un précédent article Un royaliste chez les bonapartistes relatant le voyage du baron de Montlezun en Amérique et son passage à La Nouvelle-Orléans durant l’hiver 1816/1817, je montrais qu’à cette période cette ville louisianaise était un refuge pour les bonapartistes en exil depuis l’arrivée de la Restauration. Avec certains ex-révolutionnaires comme le conventionnel régicide Taillefer, ils avaient rejoint une première vague de républicains déjà installés en Louisiane comme J. B Thierry l’éditeur du Courrier de la Louisiane, le comédien et journaliste Alexis Daudet ayant fui la vindicte napoléonienne, et l’ex-enragé…
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Glanes Historiques : Échos des Guerres de Vendée dans un journal anglais
Petite découverte concernant les Guerres de Vendée dans le journal londonien « The Evening Mail« * du 19 août 1793 : Un petit article évoquant un combat mené par des troupes venant de Nantes contre les Vendéens. Le texte énumère même les noms des principaux officiers insurgés, parfois avec des orthographes aléatoires et des fonctions qui n’étaient pas toujours le reflet de la réalité, mais l’article en question reste un témoignage du retentissement auprès des pays étrangers de la guerre civile qui déchirait l’Ouest de la France.* source : https://www.newspapers.com A lire aussi : Leonor de Alorna, marquise d’Alorna, comtesse d’Oeynhausen
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Claude Dansard, un Révolutionnaire parisien héritier d’un prêtre réfractaire Vendéen.
La vie de Claude Dansard , fondateur de la Société fraternelle des patriotes de l’un et l’autre sexe. Fils d’un maître boulanger, Claude Dansard naquit le 2 juillet 1738 à Issoudun[1]. Nous ne savons que peu de choses de lui avant 1790, sauf qu’en tant que « maitre Es art en l’université de Bourges », il épousa le 23 février 1762, en l’église de Saint-Gervais de la ville de Falaise (actuel département du Calvados), Marie Françoise Lenoir âgée de vingt-neuf ans[2]. Son épouse, originaire de la paroisse de Saint-Sulpice de Paris[3], marchande lingère et fille unique de Louis Lenoir Bourgeois de Paris, était veuve sans enfant de Claude Gombault maître teinturier.…
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L’abbé François Jottreau, un curé sous la Révolution
L’abbé François Jottreau (parfois orthographié Jottereau) devint recteur de la paroisse de Beaulieu-sous-Bressuire (Deux-Sèvres) peut-être vers 1773, date à laquelle il offrit à cette petite commune du Bocage un cadran solaire que l’on peut encore admirer de nos jours dans la cour du presbytère et sur lequel il fit graver ces mots en latin : « Jottereau Rectori de Beaulieu 1773« On ne sait que très peu de chose sur ce prêtre, si ce n’est que dans le cimetière actuel de la petite commune (aujourd’hui rattachée à Bressuire), une pierre tombale surmontée d’une croix porte l’inscription suivante : « Ici reposent les restes de M Jottereau curé de Beaulieu victime de la révolution de…
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Pauline Léon et sa famille à La Roche-sur-Yon.
Je suis particulièrement intéressée par les survivants de la Révolution ; ceux qui à un moment ou un autre ont influencé cette période, et qui ensuite ont disparu du cours de l’histoire sans laisser de traces. Certaines destinées sont encore bien mystérieuses comme celle de Claire Lacombe, une des présidentes de Femmes citoyennes révolutionnaires. Concernant sa consœur, Anne Pauline Léon (un temps prénommée Apolline), nous savons depuis quelques années qu’ elle est décédée le 5 octobre 1838 à l’âge 70 ans à La Roche-sur-Yon[1]. Veuve de l’ex enragé Leclerc[2] avec qui elle avait eu un enfant en 1795[3], elle habitait au domicile de sa sœur cadette. Pour mieux comprendre pourquoi la…
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Acte de mise sous tutelle des enfants de Pierre Paul Léon dont parmi eux une future révolutionnaire.
Le site Internet « familles parisiennes » est très utile pour toute recherche concernant une personne ayant vécu à Paris, il définit son action sur sa page d’accueil : « Projet Familles Parisiennes L’objectif du projet est de constituer des outils pour faciliter les recherches sur les familles parisiennes, ceci en mutualisant les moyens de ceux qui font des recherches sur Paris, et tout particulièrement dans les fonds du Minutier Central des Notaires parisiens. » Ce site numérise donc, entre autres, les actes du Minutier central des notaires parisiens. Un index des noms indexés existe et les photos des actes sont hébergées via le service « Registre en ligne » de Geneanet. En consultant l’index, deux patronymes…