La mort du général Lyrot à la bataille de Savenay
Enquête sur le décès du général Vendéen Lyrot
Enquête sur le décès du général Vendéen Lyrot
Rien ne destinait en premier lieu, le révolutionnaire Amable Joseph Meuris commandant d’un bataillon départementaire de Loire-Inférieure (Loire-Atlantique) à devenir selon certains historiens du XIXe un nouveau Léonidas. Par un saisissant raccourci historique, ce ferblantier montagnard qui, lors de la bataille de Nantes fin juin 1793 contre l’armée vendéenne, défendit un poste avancé et fut tué en duel par un girondin le 14 juillet 1793, était pour certains, sauveur de Nantes mais aussi de la République.
La Vendée et Napoléon est un projet réunissant, autour de ce thème, un ensemble d’articles signés par différents historiens et spécialistes du sujet. Plus de trente auteurs ont ainsi été sollicités pour présenter une description de la Vendée au sortir de la Révolution, mais aussi un regard sur l’action du Premier Consul puis de l’Empereur. À travers dix parties et une quarantaine d’articles, les auteurs posent la question de la pacification en Vendée, de ses réussites, de son efficacité, de ses limites, de ses fragilités mais aussi de ses ambiguïtés. Sous la direction de Grégoire Moreau (diplômé en Histoire moderne de l’ICES) et de Laurent Morival (Docteur en Histoire de l’Université de Nantes) : l’œuvre possédera une impression de qualité, une couverture rigide, une iconographie soignée et une bibliographie. Mise-à-jour Depuis le 16 juin 2023 le livre est officielement en vente Plus d’information sur notre page Librairie
Il y a quelques mois, je vous ai fait connaitre le destin de Jean Allard, jeune paysan ayant survécu à la Virée de Galerne ; cette fois-ci, voici celui d’un noble ayant échappé de justesse à la mort grâce à son jeune âge, Frédéric Grelier de Concize (Concise, Consize, Conscize…). Grelier n’est pas un patronyme tout à fait inconnu pour toute personne s’intéressant aux Guerres de Vendée. En effet Pierre Grelier écuyer seigneur de la Jousselinière dépendant de la Chapelle-Themer, capitaine du château de Fontenay en 1555 et ayant embrassé le Protestantisme eut une nombreuse descendance ; et les branches parentes de la Jousselinière, du Fougeroux et de Concize donnèrent, que ce soient durant les événements de l’Ouest ou dans l’armée des Princes, de nombreux combattants pour la cause Royaliste.
Au printemps 1793, dans l’ouest de la France éclatent des troubles connus sous le nom de Première Guerre de Vendée. Après un printemps et un été ponctués de victoires éclatantes (excepté Nantes), l’automne s’avère beaucoup complexe pour les insurgés. Ainsi, le 17 octobre, les armées Vendéennes connaissent une sévère défaite près de Cholet et il est alors funestement décidé de franchir la Loire. L’objectif est de prendre un port permettant aux alliés anglais et à l’armée des Prince de les rejoindre dans la lutte. Plusieurs dizaines de milliers de civils suivent l’armée Royaliste dans ce qui est nommée la Virée de Galerne. Malgré de belles victoires leur permettant notamment de prendre Laval le 22 octobre, et les ayant porté jusqu’à Dol, cette virée se termine tragiquement le 23 décembre à Savenay. Les restes de l’armée sont écrasés et de nombreux civils sont décimés. De près de 80 000 Vendéens ayant traversé la Loire en octobre 1793, selon les estimations, à peine 4 000 retrouvent leurs foyers [1].
Grâce aux dossiers de demandes de pension d’anciens combattants ainsi que de veuves conservés aux archives des Deux-Sèvres en série R, voici l’incroyable histoire du jeune poitevin Jean Allard qui, à l’âge de douze ans, suivit l’Armée durant cette virée de Galerne
Qui n’a jamais entendu parler de Joseph Bara, jeune soldat de 14 ans qui selon la légende révolutionnaire durant les guerres de Vendée en défendant des chevaux fut tué le 7 décembre 1793 à Jallais (Maine-et-Loire) par des combattants royalistes pour avoir préféré crier « vive la République » que « vive le Roi » ?